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Santé mentale

Les Français connaissent mal les maladies mentales, selon deux enquêtes d'opinion       
05.6.2009   
Deux enquêtes d'opinion présentées jeudi montrent une méconnaissance importante des maladies mentales dans la population française.
La Fondation Fondamental de recherche et de soins en santé mentale a présenté jeudi les résultats d'une enquête d'opinion réalisée par Ipsos en mai auprès de 916 personnes sur les perceptions et représentations des maladies mentales, montrant une très forte notoriété des maladies mentales mais beaucoup d'idées fausses.
Elle sera présentée et discutée lors des premières journées d'étude de Fondamental qui se tiennent jeudi et vendredi au Sénat.
La prévalence des maladies mentales est évaluée correctement (27%, pour une prévalence estimée à 19-20%). Mais les enquêtés ont du mal à dire qu'ils sont ou ont été eux-mêmes touchés (5% des répondants) même s'ils sont nombreux (62%) à penser qu'ils pourraient être concernés.
Sur trois pathologies enquêtées, l'acceptation sociale est élevée pour la psychose maniaco-dépressive et l'autisme, mais limité pour la schizophrénie.
80% des personnes interrogées accepteraient de travailler avec une personne autiste et 67% avec un maniaco-dépressif tandis que 90% accepteraient que leurs enfants soient en classe avec un autiste et 65% avec un maniaco-dépressif. En revanche, 74% des Français considèrent qu'un schizophrène représente un danger pour lui-même, 65% un danger pour les autres et 56% refuseraient de travailler avec un schizophrène.
Le sondage montre aussi que, pour 47% des personnes, les maladies mentales sont associées à des dénominations négatives ("débile, attardé, aliéné, dément"). Cependant, les personnes interrogées pensent en majorité qu'elles ressentiraient de l'empathie pour un proche malade (tristesse, inquiétude, compassion) et sont très peu nombreuses à mentionner des sentiments hostiles (rejet, honte, indifférence, méfiance).
Le doute est fort sur l'efficacité des traitements -médicaments et psychothérapies-, avec un tiers les jugeant inefficaces, et 70% estiment que le diagnostic est trop tardif. La moitié (51%) pense que la recherche n'est pas efficace pour trouver des traitements.
Environ deux tiers des personnes interrogées s'estiment mal informées, quel que soit le canal.
"5% des enquêtés qui ont eux-mêmes été malades demandent un diagnostic plus précoce", a souligné le Pr Marion Leboyer (chef du pôle psychiatrie, hôpital Henri-Mondor-Albert Chenevier), directrice générale de Fondamental. Par ailleurs, 90% des enquêtés demandent que la recherche soit une priorité.
ENQUETE DE LA FONDATION DENIKER
La Fondation Pierre Deniker (recherche et prévention en santé mentale) a pour sa part présenté jeudi les résultats d'une enquête TNS Healthcare menée en avril auprès de 482 individus.
Elle montre que les Français reconnaissent la fragilité mentale mais méconnaissent la pathologie mentale.
Un Français sur deux déclare souffrir ou avoir déjà souffert de fragilité mentale et 13% se sentent fragiles mentalement, en moyenne depuis sept ans.
Parmi les symptômes précurseurs de pathologie mentale, 49% se fient à l'incohérence du comportement et des propos. 52% des personnes interrogées citent la dépression comme maladie relative à la santé mentale et seulement 5% l'alcoolisme et la toxicomanie.
"Si certaines maladies sont bien identifiées, comme la dépression, Alzheimer ou la schizophrénie, d'autres -troubles bipolaires, maladies liées à l'alcoolisme...- semblent quasiment ignorées alors qu'elles figurent parmi les maladies physiques et mentales les plus courantes", a déclaré le Pr Jean-Pierre Olié, président de la Fondation Deniker.
Pourtant, 66% des Français estiment être suffisamment informés sur la santé mentale.
Interrogés sur les actions à entreprendre en cas de troubles mentaux, 70% des Français évoquent le recours à "une personne compétente" comme première réaction à un doute sur un état de santé mentale.
Sur l'opinion qu'ont les Français pour remédier aux problèmes de fragilité mentale, 81% pensent qu'on peut se sentir mieux en adoptant une bonne hygiène de vie, 62% que les médicaments existants pour traiter les fragilités mentales sont efficaces, 41% que lorsque l'on se sent fragile mentalement, on peut prendre sur soi et attendre que cela passe.
"L'enquête montre que les Français associent la santé mentale au 'bien-être' et considèrent que la maladie mentale concerne 'les autres' mais pas eux", a déclaré à l'APM jeudi le directeur général de la Fondation Deniker, le Dr Jean-Noël Beuzen.
La fondation veut "faire le pont entre ces deux notions pour éviter le déni de la maladie et éviter la stigmatisation des malades".
co/hm/ab/cd/APM polsan
redaction@apmnews.com

PARIS, 4 juin 2009 (APM)



Stress : notre cœur n'aime vraiment pas !

Décidément, le stress n'est vraiment pas bon pour le cœur. Non seulement il aggraverait la santé des patients souffrant d'insuffisance cardiaque, mais il menacerait aussi les personnes saines.
Particulièrement les hommes. C'est la conclusion d'une méta-analyse britannique, qui a passé en revue 43 études sur le sujet.
Le Pr Yoichi Chida et son équipe (University College à Londres) sont catégoriques : « le stress augmente de 19% le risque de maladie coronarienne chez le sujet sain. Et de 24% le risque d'attaque chez les cardiaques ». Certes, ce n'est pas la première fois que le stress est pointé comme un facteur aggravant d'une faiblesse cardiaque. En revanche, son implication dans la détérioration de systèmes cardiovasculaires sains constitue vraiment une nouveauté.
« Nous pensons que l'explication du rôle néfaste du stress est à chercher dans la capacité de notre organisme à accumuler le stress » expliquent les auteurs. « Nous endurons énormément, jusqu'au jour où notre cœur sature ». Mais comment cela se produit-il ? Yoichi Chida reste prudent, et n'avance aucune explication. En revanche, il préconise « une prise en charge sérieuse de tout signe de stress manifeste chez un patient. Comme l'excès de colère et la mauvaise humeur chronique ».
Source : Journal of Medical College of Cardiology, 9 mars 2009

Evitons tout stress, pour nous, mais surtout pour nos accueillis

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